Wednesday, November 19, 2008

Notre vrais choix, il est ici!

Alors que le discours du trône est plus ou moins ignoré on est en élection provinciale… Une élection c’est le temps des choix. Au Québec, ce choix est encore plus important. Pour des raisons administratives, comme toutes les autres provinces. Mais aussi nationales, contrairement aux autres provinces.

Les raisons administratives sont évidement la séparation des pouvoirs provinciaux qui font que nos principales préoccupations (soit la Santé, l’Éducation, l’Économie) sont surtout influencées par Québec. C’est un peu moins vrais des priorités secondaires des Québécois, comme la Langue, l’Environnement, etc. Mais reste que là aussi c’est surtout Québec qui a une influence ou en tout cas qui prends des initiatives sur ces sujets. Ça s’applique à toutes les provinces bien-sûr mais pour les autres provinces, le fédéral étant leur état national, cette division n’est pas toujours aussi importantes. C’est pourquoi beaucoup de provinces se préoccupent peu du pouvoir fédéral de dépenser. Une intervention du fédérale frustre les politiciens provinciaux mais peu la population car elle est appuyée par une légitimité démocratique, ou nationale devrais-je dire.

C’est là que notre différence se démarque davantage. Évidemment notre état a un peu plus de différences administratives avec le fédéral que les autres provinces mais c’est surtout la différence de légitimité qui fait que pour nous, il est à Québec notre gouvernement National. Historiquement tout les premiers ministres, pour réussir, ont dût se montrer fermes face au fédéral. Même Charest s’y met ces derniers temps, sous les conseils de John Parisella. De la même manière combien de Québécois peuvent énumérer juste deux-trois politiciens fédéraux avant Trudeau? Au provincial les noms coulent plus et même avant Lesage; Duplessis, Taschereau, Godbout, Mercier seront plus facilement trouvés que leurs homologues fédéraux. Les Québécois ont donc à peu près toujours portés plus d’importance aux élections provinciales que fédérales, ce qu’on peut vérifier par leur taux de participation d’ailleurs. Un gouvernement plus à gauche ou à droite à Ottawa? C’est important mais à part l’image et les relations internationales, concrètement ça ne change pas grand chose dans nos vies. Peut-être un peu les impôts, les pensions ou le commerce international, disons. Au provincial? Alors là, ça peut changer notre société de fond en comble.

Mais cette élection sera peut-être l’exception qui confirme la règle. On vient d’avoir une élection fédérale qui était déjà plutôt cynique et négative. Puis là on en a une autre. Avouons aussi que le choix n’est pas enthousiasmant en ce moment. C’est probablement l’élection où les différences entre tout les programmes sont les moins grandes depuis très longtemps. Ce qui est empiré par le fait que ça semble prouver que l’Assemblée Nationale aurait pu fonctionner minoritaire. Puis l’ADQ, dont les propositions se distinguent peut-être davantage par leur différence (mais est-ce une différence que veulent les Québécois?) mais moins que d’habitude, a crée beaucoup de déceptions depuis 2007. Donc ce n’est pas qu’une question de “vieux partis” non plus.

Je dois dire que tout ça me fait peur. J’ai peur que le taux de participation soit encore plus bas qu’à la fédérale. J’ai peur qu’on ne sorte pas du cycle minoritaire mais aussi que Charest soit majoritaire. J’ai peur que mon peuple soit somnolent, puis que cette élection fasse l’effet d’un somnifère le plongeant pour quelques temps (mais combien?) dans un sommeil… un sommeil confortable, passif, paisible… Espérons que le débat ou la fin de campagne marque un virage qui nous réveillera collectivement!

En tout cas, je vous laisse pour quelques jours. Question justement de participer à remettre un peu de dynamisme dans cette campagne. Je vous reviens la semaine prochaine, soyez au rendez-vous!

Posted by L'Anti-Dogmatique Québécois at 17:05:09 | Permalink | Comments (2)